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ИСТИНА ПсковГУ |
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L’exposé porte sur les sujets esthétiques comme élément de la fondation de la vision chrétienne du monde dans les ouvrages du père Pavel Florensky, Siméon Frank et Vladimir Iline. Florensky crée une conception ontologique de la beauté comme une réalité divine suprême qui se manifeste par les symboles du culte orthodoxe et par la participation à laquelle toute beauté terrestre obtient sa présence. Selon Florensky, la beauté du culte orthodoxe atteste l’invisible via le visible ce qui induit une preuve esthétique iconique : « Il existe « La Trinité » de Roublev donc Dieu existe». Siméon Frank essaye de découvrir la phénoménologie de l’expérience religieuse, qui est disponible au théiste, par analogie avec l’expérience esthétique, qui est disponible à chacun: toutes les deux expériences comprennent une rencontre avec la réalité non- illusoire (la beauté ou Dieu) qui néanmoins ne peut pas être connue par les catégories logiques abstraites et ainsi ne revendique pas de «preuves» : la réalité de Dieu – de même que la réalité de la beauté – peut être saisie en contemplation intuitive et ainsi possède sa certitude spécifique de caractère suprarationel. Vladimir Iline, un professeur de théologie liturgique à l’Institut Saint- Serge dans les années 1926–1943, combine les théories esthétiques de Florensky et Frank et les applique à l’analyse de l’art ecclésiastique (y compris les icônes et la sonnerie) qui témoigne du Logos divin imprégnant la matière. C’est ainsi que pour les philosophes russes il est possible de se lever de la vision esthétique vers la vision religieuse et d’intégrer un discours esthétique dans un discours apologétique.